Alors venez pas faire chier.
Unedeure construction
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Dring Toy
Voilà, je suis désolé mais j'avais envie de placer un jeu de mots honteux dès le début. Normalement je devrais continuer à envoyer tout au long de la chronique. Et du bien lourd hein, du qui tâche (pistache) tellement que même Mir Vaisselle aura du mal à rendre sa pureté originelle à la casserole de la vanne subtile et de bon goût. Mais pas d'affolement, votre supplice sera bref car aujourd'hui ma fainéantise et surtout mon manque évident d'inspiration vont me contraindre à faire court. Et d'autres facteurs (communistes ou non, je ne veux pas le savoir) aussi, mais je développerais. Donc aujourd'hui, c'est Dring Toy qui a l'immense honneur de parader sur Pause cd. Quel prestige !Dring Toy ! "Allo ?"
C'est minable mais j'avais prévenu. Une autre raison du format réduit de cet article découle du fait que je n'ai absolument rien à proposer à l'écoute, hormis une vidéo incomplète. Donc si vous voulez du son, je vous invite à vous diriger nonchalamment sur leur site web, section mp3, où 4 titres sont en écoute/téléchargement. Pendant ce temps là je vais attendre euuh... genre ici... ouais ici, ça me parait bien.
C'est ça le problème avec les petits groupes pas encore trop connus (même si cette notion est assez relative, attention), il faut vraiment fouiller pour trouver ne serait-ce qu'une piste écoutable. Alors je cherche. Parfois vainement certes, mais ce coup-ci je crois bien avoir trouvé (de toute façon je l'avais déjà dit, donc y avait pas trop de suspens non plus), petit clip perdu entre le dernier live de la Star Ac' et une vidéo de 50 Centimes. Je propose qu'on se la passe, le temps que les derniers trainards encore sur le site de Dring Toy rappliquent.
Composé d'un guitariste-machiniste, d'un bassiste (qui ne sort jamais sans son archet), d'un autre machiniste, ainsi que d'un clavier, le tout pimenté par la présence de DJ Or d'œuvre (champion de France DMC 2004, excusez du peu), le quintet Rennais est au son ce que je suis à la vanne : chacun envoie du lourd. Et on le réalise d'autant mieux quand on plonge dans leur dernier album qui est, et là c'est amusant, également leur premier. Dès les premières pistes l'ambiance est posée, et je crois que c'est quand j'ai entendu un clavier et une guitare entamer une mélodie dub comme savent si bien le faire nos groupes de l'hexagone, que je me suis dit que j'allais apprécier cette formation. Quand plus tard est venue se superposer une furie Drum 'n Bass, je me suis exclamé : "Mais c'est énôrme!" Puis un ouf malade a envoyé par dessus 2-3 samples, et c'est là que j'ai éructé : "Mais, mais... ça claque du slip !!" Et au final la piste a amorcé un tournant rock pour une finition en beauté.
Et elle m'a laissé là, le sourire et la bave aux lèvres, le regard perdu dans le néant, une expression de béatitude suprême figée sur mon si beau visage. Et tout ça en une piste. Puis un album, puisqu'au final le schéma se répète au fil des morceaux toujours avec le trio gagnant dub/drum 'n bass/rock. Même si le versant rock est un peu plus discret car exprimé "seulement" au travers de riffs bien pêchus.
La Dub 'n Bass, je ne connaissais qu'au travers de quelques pistes live d'High Tone (mais si vous savez, le meilleur groupe du monde), et je crois bien qu'après cette écoute je vais me mettre en quête de plus de son de ce genre, s'il en existe.
En conclusion, Dring Toy c'est bien. Mais c'est malheureusement trop peu. Un seul album depuis 2002, et pas beaucoup d'apparitions sur scène. Il me semble malgré tout que le groupe taffe sur plusieurs projets en même temps, à savoir un second album en préparation, des collaborations avec différentes formations, une mise en scène de leurs prestations live, etc. Miam ! tout ça m'a l'air bien appétissant. Vite vite petits bretons ! Il me tarde de vous voir on stage ! Surtout qu'avec nos fers de lance dubiens qui commencent à s'aventurer sur de nouvelles voies (High Tone, Zenzile, EZ3kiel...), il est toujours bon d'avoir sous la main -et dans les oreilles- des groupes qui perpétuent le bon goût du néo-dub à la française.
Sinon c'est cool, j'ai pas fait si court que ça en fait. Je suis surpuissant.
Website : http://dringtoy.com/
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Catégorie(s) : Drum 'n Bass, Dub, Electro
EZ3kiel, partie 2
Match retour
Une récente visite guidée de Pause cd faite à une amie m'a donné l'occasion de relire la plupart de mes grandes œuvres littéraires. Après un premier évanouissement devant une telle maîtrise de la langue de Christophe Willem, j'ai été contraint de chausser mes plus belles lunettes de soleil (qui sont au nombre de un) afin de protéger mes attributs oculaires de l'éblouissement généré par tant de classe. Et je suis modeste.
A la suite de mon second évanouissement, fourni par un passage inopiné devant un miroir, je me suis arrêté quelques instants sur mon article traitant d'EZ3kiel. C'est à cet instant je crois, que j'ai pleinement réalisé ce que mon esprit torturé me soufflait depuis plusieurs mois. Pour parler le plus fidèlement possible d'un artiste ou d'un groupe de musique, il est préférable de s'imprégner tout entier dans leur univers afin de mieux cerner tout ce que les frontières de leur monde englobent. Difficile en effet de chroniquer quelqu'un dont on ne connait qu'un album sur cinq, si l'on veut se libérer des barrières que constitue un genre musical étiqueté à vie sur le front de l'artiste.
Car EZ3kiel a voulu, et a su, éviter l'écueil du groupe qui tourne en rond. Ici point d'albums identiques aux autres, ni de morceaux sans originalité composés des mêmes airs entendus ad nauseam chez la "concurrence" -entendez par là les autres groupes de musique qui préfèrent sacrifier l'originalité et la prise de risque au profit de chansons sans saveurs mais qui auront l'assurance de bien marcher. Bousculez un peu trop les habitudes de l'auditeur, et c'est le crash assuré, malheureusement.
Mais malgré cette malsaine frilosité, il est heureux de constater qu'il existe encore des musiciens qui roulent pour autre chose que de la thune.
Ashes to Ashes, Dub to Dust
Fort de ce constat, je me suis ainsi rendu compte que ma chronique de février était bougrement incomplète. Avec leur 2 derniers albums, plus question de qualifier EZ3kiel de maîtres du dub. En plus les véritables maîtres, ce sont les Lyonnais d'High Tone.
Les Tourois (hmm, je sais pas comment on appelle les habitant de Tours) ont profité de leur 2 dernières productions pour quitter la route du dub et emprunter des petits sentiers expérimentaux, afin de nous guider vers une région fantastique où règne une sorte de magie insaisissable.
Trouver les mots qui illustreront le mieux l'album Naphtaline (avant-dernier album en date, 2007) ne va pas être une tâche aisée au regard de mon piètre vocabulaire poétique et musical.
Dès le lancement du cd, les divers instruments à cordes et à vent viennent nous cueillir sur place, et nous entrainent dans un voyage quasi féérique à grand renfort de délicates clochettes et subtils tintements. Fermez les yeux, plongez tout entier dans cet univers ou mieux, créez-vous le votre.
Laissez-vous bercer.
Elégance, douceur, légèreté, poésie, voyage... Tant de termes pour définir Naphtaline, et pourtant je suis incapable d'attraper les mots qui conviendraient à cerner ce joyau musical. Et s'il n'y en avait pas ? Pourquoi vouloir à tout prix retranscrire par des mots ce que seule une légère mélodie peut nous exprimer ? D'aucuns se satisferont pleinement de ce doux -mais puissant- assemblage sonore, sans forcément créer un lien de continuité entre chaque piste. D'autres n'hésiterons pas à décoller dès les premières notes pour un voyage au plus profond de leur imaginaire avec, au bout du vol, un atterrissage en douceur sur quelques notes de piano flottant dans les airs telles de vaillantes feuilles mortes luttant contre le vent d'automne, ou créées à l'image de scintillants flocons de neige pris au piège d'une bourrasque d'une froide nuit d'hiver.
A chacun sa saison.
De l'ombre à la lumière
Moins d'un an après, les Tourains sortent leur nouvel album intitulé Battlefield. Les plus attentifs d'entre vous se rappellerons peut-être de ma tentative pour extraire une ébauche de dualité dans la musique des 3 Touristes, avec la juxtaposition de morceaux calmes et de pistes plus brutales, déchainées.
Cette confrontation se fait sentir davantage dans Battlefield, qui n'hésite pas à poser les fondations de ce détonnant contraste Feu et Glace au sein même de ses pistes. Bienvenue dans ce nouvel univers déchiré, où le trombone affronte les riffs endiablés du guitariste, où le violon accompagne un Cœur tourmenté, où enfin un accordéon discret se fait tout petit face à la puissance d'une trompette au souffle insistant dans une ambiance western post apocalyptique.
Tiens, cette fois je crois avoir trouvé un bon terme. Apocalypse. Car avec ce nouvel opus, les Tournevis ont sorti les guitares électriques du placard et y ont puisé une force qui donne une alliance explosive une fois associée avec la vigueur du (ou des) batteur(s). Apocalypse...
Les Tournenron s'identifient plus que jamais avec leur alias, le prophète Ezéchiel, envoyé pour prédire la chute d'une Jérusalem décadente et des nations alentours. Car même si quelques passages plus calmes semblent constituer un ersatz de paix, difficile de tempérer la violence de certaines pistes (et notamment le très intense Firedamp) et ainsi de l'album tout entier.
La poésie a-t-elle pour autant disparu pour laisser place à un album symphonico-métallique ?
Oh que non ! Elle est toujours là, plus que jamais. Elle a juste changé d'apparence, et c'est à nous de l'apprivoiser.
Feu et glace les amis, feu et glace.
Ah au fait ! je le savais qu'on disait des tourangeaux.
Website : http://www.ez3kiel.com
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Catégorie(s) : Inclassable
Maniacx
Je préfère Déglingax
Haha, je vous ai bien eu ! Ça fait plus de deux mois que Pause cd est en berne, et vous croyiez que c'est parce que j'étais en train de préparer une formule plus mieux, avec design de malade, et plein de widgets qui flashent de partout ! Alors qu'en fait, non.
Au début c'est ce qui était prévu, mais ma résolution de glace a fondu sous le soleil d'été, et au final, j'ai rien tapé.
Mais votre bien aimé temple du son (si, si) n'est pas mort ! regardez, il bouge encore. En voici le premier soubresaut, le retour du Kality Street Festival qui s'est déroulé les 1 et 2 août à La Garde (83 represent, tac tac t'as vu gros, bien ou bien ?). Et comme j'aime bien faire les choses qu'à moitié, je ne suis allé qu'à la session de samedi. Et ouais, je suis un malade moi.
Bière, son et... voilà.
C'est déjà pas mal. Bon, le début des concerts est à 19h30 : on arrive à 20h45, normal. Chinese Man vient de commencer son show, et fait bouger la trentaine de hippies groupés devant la scène. L'endroit est étrangement vide, ça fait bizarre, surtout pour de telles pointures du son. Mais au final, ça se remplit petit à petit au fil de la prestation du groupe qui nous a délivré un set impeccable alternant groove, électro, hip hop, son brésilien, le tout mâtiné de samples et de scratchs bien sympa. Seul bémol : ils n'ont joué que 40-50 minutes, ce qui est un poil court, vous en conviendrez. Pour plus d'infos sur Chinese Man, vous n'avez qu'à aller lire ma prose du 16 mars. Et ne comptez pas sur un lien qui vous mènerais direct à l'article, j'aurais trop peur de vous cassez le plaisir de la découverte.
Le temps de déménager la sono de Chinese Man, et d'installer les Maniacx (on y arrive), la petite scène en face s'anime et l'espace commence à se remplir sous le son électro d'Elektropump. Alors je ne connaissais pas du tout, et au final je n'ai pas vraiment envie d'approfondir. Du son de boite de nuit délivré sous un excès de fumée (pas celle qui fait rigoler quand on l'inhale, non), moi ça ne me parle pas trop. Alors pour me faire bouger... Au moins ça laisse le temps de passer à la buvette.
Du coin de l'œil, j'observe la grande scène : les platines sont installées, le décor aussi, des mecs en vêtements flashy font quelques aller retour... yup, ça va pas tarder à commencer. "Aller venez les mecs, on va se caler aux barrières, j'ai entendu leur son aux Maniacx vous allez voir, ça va bouger" dis-je à mes compagnons.
Mais chut ! ça commence...
Réveille le maniacx qui est en moi
L'échiquier est en place, le rideau s'ouvre, action. Ce sont des images hein, parce qu'un réalisateur qui viendrait filmer un rideau rouge qui s'ouvre sur un échiquier géant, ça ferait bizarre dans un festoche. Bref, arrivent enfin les 3 compères (Nawak le chanteur, Duff le disque joqué -we're in france, we speak french- et Flik Flak le guitariste/clavier/autre) accoutrés freestyle à base de combo kilt/maillot de basket, ou de jeans slims/t shirts multicolores bien kitsch, le tout sur un beat percutant qui n'augure que du bon.
"On dirait du Puppetmastaz un peu" me souffle mon pote qui n'arrive pas à décrocher ses yeux de la scène. Marrant, j'avais pensé la même chose la première fois que je les avais écouté. Ceci expliquant peut être cela, j'ai appris plus tard que les 2 groupes avaient monté un show ensemble.
Ce qu'il y a de bien avec les Maniacx, c'est qu'ils savent exactement quel genre de musique ils produisent, et on n'a pas à s'embêter à chercher dans quel genre ils se situent puisqu'ils nous filent eux même la réponse. Accrochez vous, ici c'est de l'électro Hip Rock déjanté (mais comme je ne vais pas créer un nouveau tag rien que pour eux, je les classerais dans Hip Hop, c'est quand même ce qui ressort le plus). Si vous êtes pas trop à la masse, je n'ai normalement pas besoin de préciser les genres qui se croisent et se mélangent dans leur son.
Après une première partie de set relativement "peinarde" un poil portée sur l'électro Hip Hop, les choses s'enflamment un peu quand Nawak annonce le passage au son rock. Le métalleux (cheveux longs, noirs et sales + t shirt noir Iron maiden, si désolé, c'est un métalleux) devant nous qui semblait s'être perdu, reprend soudain goût à la vie quand le son de grattes commence à résonner.
C'est pas ma piste préférée sur album (à part le solo à 3:42), mais alors sur scène... pouaaaah ! juste énorme. On a même tenté un pogo sauvage, mais à 4 c'était dur, personne n'a suivi. Pas grave, on a continué entre nous.
Maniacx, c'est aussi l'expression de tout ce qui est affilié à notre belle jeunesse française : jeux vidéo, figurines Star Wars© dans leur "studio", culture manga, et tout ce qui va avec. Ce côté bien frappé ressort sur scène, et là où la majorité des groupes de tous les genres musicaux viennent sur scène pour placer leur quota de pistes et lancer 2-3 phrases au public, Maniacx sait interagir avec la foule venue les voir, et la faire participer.
Je ne vais pas tout vous spoiler, mais entre les couples invités sur scène à faire un slow sur un flow (woah la rime ! même pas fait exprès en plus ! je ferais un bon slammeur moi) hip hop, les jets de bière -enfin je crois que c'était de la bière, je n'ai pas eu la chance d'être touché par le saint flot- ou encore la venue de Mr Starlight, on a eu de quoi bien tripper.
Mr Starlight ? juste un mec annoncé comme le manager de Cindy Sanders (papillon de lumièèèèèèèère !), et qui se trimballe une boule à facette en lieu et place de la tête. Très hilarant quand il se place aux platines, et se met un casque DJ sur la tête.
Mention spéciale aussi à la session jeux vidéo avec du scratch sur Mario Bross (ce qui explique pourquoi Mickey Mouse, ho ho ho !), qui a dessiné un méchant big smile sur ma face déjà bien éthanolisée.
Mais je bavarde, je bavarde, et je me rends compte que j'ai zappé de placer le mini film sur ce fort sympathique groupe cannais. Enfin bon, ils vont faire que me paraphraser ces fourbes.
En plus c'est beau, ils étaient dispos à la fin de leur prestation pour quelques kassdédi (wesh bro') et autographes. Je ne sais pas comment je dois prendre le "hope u like my ass !!" de Nawak, mais j'en ai profité comme un gros fourbe pour refiler à Flik Flak l'adresse de Pause cd. J'espère qu'il ne l'a pas perdue (voire jetée, comme un gros chacal), des vip sur Pause cd, ça serait quand même la sacrée classe. Si, même sur un blog qui publie ses articles tous les deux mois, bande de mauvaises langues !
Purée, je n'aurais jamais cru dire ça un jour mais... laché vo comz lé maniacx LOL !
Quand à nous, on se retrouve fin août/début septembre (oui je sais, c'est scandaleux) pour une reprise des activités. Là c'est les vacances, et sur le bandeau c'est marqué "fonctionnaires du son" (ouuuh ! la vilaine attaque gratuite, couplée à un cliché vieux comme la CGT).
Mais c'est surtout que je vais être coupé du net pendant quelques semaines (2 minimum).
Website (qui est en faite un myspace honteusement camouflé) : http://www.maniacx.com
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Catégorie(s) : Hip Hop, Retour de Concert
High Tone
Un son de bon ton
Le soleil commence à faire son apparition, les plantes se parent de leurs plus belles fleurs, les lycéens sont en grève, et les étudiants flippent à l'approche de leurs exams : pas de doute, c'est le printemps ! De ce simple constat, il devient aisé de justifier la relative baisse d'activité de Pause cd. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant au fil du mois, j'en ai bien peur.
Tant mieux, ça me donnera une bonne excuse pour continuer l'habillage du blog, qui laisse un peu (beaucoup) à désirer. Quant à vous, je vous laisse en excellente compagnie pour la période de jeûne à venir. Parce que pour cette ultime sortie, c'est juste l'histoire du meilleur groupe au monde (à mon humble avis) que je vais vous conter.
Dub me true...
En fait non, les historiques c'est nul, et de toute façon tout le monde saute le texte pour aller directement mater les vidéos. Sachez simplement qu'au début vint Opus Incertum, premier opus -pas incertain du tout- d'une bonne petite série d'albums tous aussi sympathiques les uns des autres. Opus d'ailleurs précédé de quelques EP (disques de quelques pistes, trop petits pour 1 album, trop nombreux pour 1 single; EP = Extended Play) qui ont par la suite été regroupés dans l'album Bass Temperature.
Pour continuer en musique, une des meilleure piste d'High Tone, issue de leur premier album :
Oh yeah ! Dès cet album, les 5 Lyonnais sont directement proclamés fer de lance de la scène dub française. Un batteur, un guitariste, un bassiste, un clavier, et un DJ (l'excellentissime DJ Twelve qui au passage a sorti un album solo très très bon), il n'en faut pas plus au quintet de chez Jarring Effects pour délivrer un dub à la fois mélodique et puissant, rencontre entre musique électronique et dub jamaïquain, alternance de son roots et de furie électro. Cet album à tout d'un grand, ce groupe aussi.
En 2002 arrive alors l'album phare du groupe : Acid Dub Nucleik (ADN de son petit nom). Ce nouveau venu est probablement considéré comme une des meilleures productions dub française existant à l'heure actuelle. High Tone change d'air, et quitte la Jamaïque pour un séjour en Asie, mariant avec extrême justesse dub et culture orientale, façon Chine médiévale. Les instruments à cordes se font plus présent, et la boite à sample puise dans ses ressources cinématographiques pour toujours nous dégoter l'extrait/dialogue de film qui sera à coup sûr en phase avec l'univers de la piste. On pourra par exemple entendre Bruce Lee se fritter méchamment dans l'excellente piste Enter The Dragon, au rythme fou et aux bpm endiablés.
The Orientalist, album Opus Incertum
Dub Me Thunder !
2005, High Tone sort sa 3° production, Wave Digger, et prend tout le monde à contre pied. Là où tous les fans attendaient un ADN bis, les Lyonnais nous offrent un album aux antipodes de leur précédente discographie, faisant la part belle à diverses expérimentations musicales, croisant hip hop et jungle, beats percutants et ambiance quelque peu futuriste, le tout sur une base électro dub légèrement amoindrie.
Si l'album est au premier abord déroutant, il se laisse finalement apprivoiser, surtout après avoir goûté ses pistes en live, où l'alchimie Opus Incertum/ADN/Wave Digger rend un show détonant, et un souvenir encore frais (même après 1 an et demi), rangé dans la petite boîte "meilleur concert du monde".
Le dernier album en date, Underground Wobble, est sorti à la fin de l'année 2007. Et il illustre à lui seul la ligne de conduite du groupe : toujours avancer. Avec ce cd, nos serial dubbers continuent leurs expérimentations, mettant ce coup-ci en lumière leur côté électro, avec un retour de leurs sonorités dub originelles. D'aucuns considèrent ce nouvel épisode comme un retour au source, façon frère cadet d'un ADN tellement apprécié. Pas forcément. Pas du tout même. Car à trop vouloir comparer UW avec ADN, c'est passer à côté de la richesse de ce dernier album. Les samples sont toujours aussi riches, et Dj Twelve fait des merveilles derrière ses platines. Reste à voir le résultat sur scène : peut être pour juillet, vu que j'ai déjà foiré les dates de Toulon et de Marseille (sniff).
Dub, expérimentations, rencontres : bienvenue chez High Tone
Parallèlement à leurs albums & tournées, High Tone a développé le goût de la rencontre. Et c'est ainsi qu'on a pu voir fleurir diverses collaborations avec d'autres acteurs de la scène dub française. On a donc pu vibrer avec Kaltone (HT meets Kaly Live Dub), s'aventurer au Proche Orient avec Highvisators (HT meets Improvisators Dub), planer sur du Zentone (HT meets Zenzile), et même prolonger l'aventure tant aimée d'un ADN avec Wangtone (HT meets Wang Lei, un Dj chinois). Twelve a sorti un album solo (Perfectly Safe) qui allie dub avec trip hop et Drum 'n bass, et a composé quelques pistes avec le guitariste d'High Tone pour un spectacle de danse contemporaine si jeune m'abuse. Ces pistes qui collent parfaitement à l'univers du groupe sont disponibles sur l'album Lenteur. Et pour être complet, ils ont également sorti un vinyl avec Junior Conny.
Bien, je crois avoir fait le tour. Et bizarrement, j'ai l'impression de ne pas en avoir dit assez. High Tone c'est juste le groupe de mon cœur, celui avec qui j'ai grandi et mûri ma culture musicale, celui qui me rend toujours heureux quand je me passe une de leur galette, celui dont je regarde fébrilement toutes les dates de concert, celui que j'ai envie de faire aimer à tout le monde, comme mon frère a réussi à me le faire aimer.
Rien que pour ça, merci à toi frangin.
Website : http://www.hightone.org
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